Prendre soin des professionnel.es des Arts et de la culture
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EELV appelle la Mairie et la Métropole de Montpellier à travailler de concert avec les autres collectivités territoriales pour prendre soin des professionnel.es des Arts et de la culture :
– faire un état des lieux des besoins sociaux,
– apporter une aide financière exceptionnelle,
– aider à l’organisation des pratiques artistiques post-confinement.
Voici  bientôt deux mois que les acteurs et actrices du secteur artistique et culturel sont privé.es d’emploi, sans pouvoir se projeter dans leur avenir professionnel. Nous sommes déconfiné.es mais sans aucune indication des libertés et interdiction de travail pour la majorité des professionel.es de la culture.
Ce qui ne signifie pas pour autant que bon nombre d’entre elles et eux aient arrêté le travail :
– Adaptation de certaines activités en télétravail, comme pour l’éducation artistique par exemple, très souvent à l’initiative des artistes eux/elles-même et parfois en concertation avec les responsables pédagogiques; créations radiophoniques, créations audiovisuelles ; écritures de textes par les autrices et les auteurs, les scénaristes etc;
– Mise en place de formations via les plateformes de web-conférences par des associations de développement culturel et les syndicats pour le personnel administratif des compagnies ;
– Lutte active des syndicats de salarié·e·s et d’employeur/se·s, de la Coordination des Intermittent·e·s et précaires, du mouvement H/F pour obtenir des réponses des collectivités territoriales sur l’emploi en CDD et CDI des salarié·e·s de compagnies et de structures, notamment dans le cadre du COREPS ;
– Rédactions de lettres, de pétitions des mêmes, en plus des directions de structures, festivals et compagnies conventionnées….
– Réunions entre compagnies pour penser l’avenir, se poser des questions, imaginer un après, rédiger des projets, continuer à créer ….
Réactivité exemplaire d’un secteur dont le travail est essentiellement fondé sur le mélange des corps, sur l’interaction humaine physique, la proximité et le lien au vivant, la relation humaine au fragile, à l’éphémère et à la puissance de l’esprit. 
A ce jour, seule une lettre a été adressée par le Maire de Montpellier aux associations, s’enorgueillissant d’avoir maintenu des subventions (non votées et basées sur celles qui avaient été accordées l’année précédente, ce qui exclut de fait de nouvelles associations entrantes pouvant en bénéficier).
A ce jour, ni le Département de l’Hérault – contrairement à celui du Gard-, ni la Métropole, ni la ville de Montpellier ne se sont inquiétés de son formidable réseau de professionnel·le·s de la Culture : petites compagnies et intermédiaires, tiers-lieux ; salles d’expositions, librairies…
Il semble que les artistes des arts visuels, affiliés à l’AGESSA ou à la Maison des artistes n’existent pas à Montpellier. Elles et eux aussi sont pourtant empêchés d’exposer et souvent de travailler, de vendre…
A ce jour, ni la Métropole  ni la ville de Montpellier n’ont manifesté un quelconque intérêt pour ces personnes, ces infrastructures, ces lieux ;
A ce jour, ils et elles n’ont pas été consulté·e·s, prises en compte. 
C’est aujourd’hui que les conventions, les contrats de cessions,  devaient être signés ; c’est en ce moment que les calendriers se remplissaient pour toutes ces personnes et ces lieux, que les appels à projets donnaient des résultats ou étaient soumis. C’est aujourd’hui que les festivals de l’Hérault – de Sète, de Montpellier et de sa Métropole, des Hauts cantons…- devaient se tenir et s’organiser.
L’enjeu n’est pas qu’économique ou touristique, il est celui du sens de ces métiers, et du dialogue à maintenir entre tutelles politiques et ceux et celles qui l’exercent ; il est question du courage politique nécessaire au maintien d’une vie artistique et culturelle riche dans nos quartiers, nos villes, nos zones périurbaines,  nos campagnes. 
Certaines personnes, dont les toutes petites structures sans trésorerie, sans subventions sont dans une situation catastrophique. Les artistes femmes, nous le savons déjà, seront statistiquement les plus touchées.
Nous sommes force de propositions, avec elles et eux, pour entamer ce dialogue qui ne demande qu’à être initié.