Avec l’Écologie en commun, cap sur Montpellier 2020 !
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Aujourd’hui, la tête de liste EELV du Rassemblement pour l’écologie a présenté ses voeux pour la décennie qui s’ouvre. A Cambacérès, c’est avec l’ensemble des acteurs politiques écologistes et citoyens rassemblés autour d’elle que Clothilde Ollier s’est exprimée sur les trois axes forts de son ambition pour Montpellier et ses habitant.e.s : écologie, justice sociale et économie locale.


L’écologie chevillée au corps, Clothilde Ollier l’a exprimée lors de son allocution donnée sur le site de Cambacérès, où presse et militant·e·s de l’écologie s’étaient réuni·e·s pour l’écouter ce lundi 6 janvier. De sa sensibilisation environnementale dès son plus jeune âge à son engagement actuel en faveur d’une écologie environnementale et sociale, la candidate EELV, issue du Rassemblement pour l’écologie, a rappelé son attachement à une écologie engagée.

Un engagement que cette entrée dans une nouvelle décennie ne rend que plus indispensable. Les millions d’hectares qui brûlent actuellement de l’autre côté du Globe, en Australie, détruisant sur leur passage faune, flore et habitations, ravivent le souvenir des 43,5 degrés suffocants connus ici cet été. “Le mercure monte, la planète brûle, et les politiques publiques ne semblent nullement prendre la mesure du drame environnemental et humanitaire qui est à l’oeuvre. Avec son vide idéologique politique abyssal, Montpellier est le terrible exemple d’une ville qui semble n’avoir jamais franchi le cap du nouveau millénaire, et du mode de vie renouvelé qui va avec”, dénonce Clothilde Ollier.

Scotchée au siècle précédent, semblant ignorer les richesses qui l’entourent en matière de potentialités cyclables, agricoles ou de valorisation des déchets, comparer Montpellier à d’autres villes de taille similaire laisse en bouche un goût bien amer. “Ici, au lieu d’inaugurer des lignes de tramway, on baptise de nouvelles autoroutes. Au lieu de planter des forêts et favoriser ainsi le rafraîchissement et le drainage d’une ville méditerranéenne qui en aurait pourtant bien besoin, on imperméabilise des zones entières et construit de grandes zones routières, comme ici à Cambacérès”, reproche la tête de liste EELV.

Car Cambacérès, ce sont 150 hectares de terres agricoles détruits. Des espaces de biodiversité sacrifiés. Des paysages saccagés. Des sols imperméabilisés et un risque d’inondation aggravé. Cambacérès, ce sont également des millions d’euros d’argent public engloutis dans des travaux pharaoniques. Une urbanisation à marche forcée, en dépit du bon sens. Une aberration écologique et un gouffre financier.

Or gouverner c’est choisir : “l’argent public est rare et nos priorités budgétaires doivent être claires. La ZAC Cambacérès est un gigantesque fiasco urbain qui a déjà trop coûté aux contribuables. Il est temps d’arrêter les frais. Nos choix ne doivent plus être dictés par les lobbies du béton et du bitume. Nous devons repenser le devenir de ce territoire à l’aune de l’urgence écologique et des besoins des habitant·es. Nous voulons remettre cet argent public au service de la rénovation des quartiers et du cadre de vie quotidien des Montpelliérain·e·s. » Ainsi, Manu Reynaud, porte-parole d’EELV, a proposé de faire de Cambacérès, avec les autres espaces de la ceinture verte de Montpellier, une grande forêt urbaine, un formidable réservoir de biomasse et de biodiversité au service d’une ville 300 000 habitant·es. De ses familles, de ses habitant·es, aisés ou non, motorisé ou non. Un espace sorti de l’impératif de la consommation, une zone rendue à notre nature commune.

De tels espaces, Montpellier en a désespérément besoin : “le Vivre Mieux, c’est une ville apaisée de ses tensions, une ville verte, à taille humaine, une ville où l’on respire, une ville où chacun.e peut trouver sa place”, explique Coralie Mantion, porte-parole d’EELV. Et le temps presse. Scientifiques de tous bords et toutes nationalités exhortent les politiques à prendre la mesure du drame environnemental qui se joue déjà, tandis que les violences humaines qui entachent nos villes se font de plus en plus insupportables. “L’écologie politique permet de répondre à ces deux impératifs, que le sens des responsabilités nous appelle à embrasser largement. Partout en France, en Europe, après des années à avoir prêché dans le désert, l’écologie a enfin le vent en poupe. Nous avons 10 ans pour changer la donne dans nos villes, pour changer le gouvernail de nos politiques publiques et orienter le cap sur l’écologie au coeur de chaque prise de décision. 10 ans, c’est un gros mandat. 2030 ans, c’est demain. Et 2030 se prépare dès maintenant” appelle de ses vœux, Clothilde Ollier.

“Je suis prête. Nous sommes prêt.e.s. Nous sommes nombreuses.eux et déterminé.e.s à mettre l’écologie au coeur. J’ai appelé à un rassemblement large autour de l’écologie, car je suis convaincue que c’est par le nombre que nous changerons la donne. Plus nous serons rassemblés, nombreux à réfléchir pour agir au plus juste, plus notre poids commun et le choix de l’écologie ne pourront être ignorés.

Alors bienvenue à vous, à vous toutes et tous qui me faites aujourd’hui l’honneur de votre présence, de votre confiance. Ensemble, retrouvons la fierté de notre si beau territoire, faisons honneur à l’engouement dont Montpellier est l’objet. Nous avons, toutes et tous, l’écologie en commun : faisons de 2020 l’année du cap sur l’écologie pour Montpellier”.